Affaire Grégory : les étranges révélations des carnets du juge Simon

Affaire Grégory : les étranges révélations des carnets du juge Simon©Panoramic
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6Medias, publié le jeudi 13 juillet 2017 à 19h38

Maurice Simon est le juge qui a succédé à Jean-Michel Lambert, qui s'est suicidé le 11 juillet dernier. Il avait alors repris à zéro l'enquête sur l'assassinat du petit Grégory.

Tout au long de son travail, jusqu'en 1990, il a tenu des carnets, à mi-chemin entre le journal intime et les notes de travail. L'Est Républicain a eu accès à ces carnets en exclusivité et en a dévoilé des extraits.

Le juge, décédé en 1994, se livre sans filtre au fil de 180 pages, au jour le jour. Et ce qui transparaît en premier lieu, c'est l'investissement total et intime de Maurice Simon dans son affaire. "Je suis envahi de tristesse, hanté par ce petit Grégory, que je me suis pris à aimer de toutes mes forces, et pour qui je me bats", écrivait-il le 30 juillet 1987.

Il se sentait également mis en danger personnellement par cette affaire. "Les lettres de menaces deviennent de plus en plus précises. D'ici à ce que je laisse ma peau dans cette affaire...", racontait-il le 16 décembre 1987. Quelques jours plus tôt, il avait écrit : "Je pense aussi que je laisserai ma vie dans cette affaire. Peut-être que oui, peut-être que non !".

Mais le juge Simon ne fait pas que s'étendre sur ses ressentis et ses peurs. Il donne aussi des détails sur l'affaire, et notamment sur ses entretiens avec les différents protagonistes. Le compte-rendu de celui avec Murielle Bolle, aujourd'hui mise en examen est particulièrement troublant. "Ça a été un combat de cinq heures durant lequel j'ai déployé toutes les ressources intellectuelles dont je suis capable pour casser la résistance opiniâtre de la jeune Murielle qui a été une bonne dizaine de fois sur le point de craquer, mais qui s'est repris toujours in extremis, car elle est manifestement terrorisée par les comptes qu'elle devra rendre à sa famille", témoignait-il alors.

"Il parait certain que Bernard Laroche [le cousin de Grégory, NDLR] a bien enlevé le petit Grégory Villemin", notait-il dans son carnet le 31 juillet 1988. Pour lui, la mère du petit Grégory, Christine, avait été instrumentalisée : "La police judiciaire a reçu l'ordre de saboter l'affaire, de faire inculper Christine et de la faire passer pour folle". Mais autre fait troublant, pour Maurice Simon "cette affaire Villemin est un odieux montage orchestré par le parti communiste et les socialistes".

 
156 commentaires - Affaire Grégory : les étranges révélations des carnets du juge Simon
  • peut être que ette fois quelsq'u ' un n lachera une phrase un de ceux qui savent diront la vérité
    mais pourquoi a ton incineré ce petit pourquoi Bolle ne veut elle pas parler si elle ne sait rien elle pourait ouvrir la buche on e se tait pas quand on a rien à voir avec un fait qielqu'il soit
    elle n'a pas le droit de ca cher quekquechose c'est en ne parlant pas qu'elel est soupçonné
    qu'elle dise : pourquoi on l'a molestée etc

  • Laissons faire la justice, oui, mais il y a quand même de sacrés loupés.

  • Laissons faire la justice et pensons à ce petit bonhomme qui n'a jamais pu profiter de la vie et pensons aussi à laisser les parents un peu en paix !

  • Et si c'était tout simplement un banal accident domestique, noyade dans une baignoire par exemple, maquillé ensuite en crime par les Villemin pour régler un compte familial ? On y a pensé lors de l'enquête ?

    Oui, mais les diatomées trouvées dans les poumons de l'enfant, ne correspondent pas à celle de l'eau de robinet de chez les Villemin, mais à une autre eau douce potabilisée de ville. D'où la thèse du meurtre et non du simple homicide "involontaire".

  • Et c'est reparti sur de nouvelles pistes plutôt d'ordre politique , qui permettent d'alimenter de nouvelles suppositions par les Colombo en herbe . Ne serait- il pas temps de se calmer au niveau des médias, des commentaires afin de respecter les parents de cet enfant et de laisser la justice faire son travail, bien que je considère que le secret de la justice n'est pas toujours préservé. Comment les carnets du juge Simon sont - ils entre les mains des médias qui en distillent quelques extraits jour après jour . Le fric , D'abord .

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