Admission post-bac: situation dégradée, inquiètude des syndicats étudiants

Admission post-bac: situation dégradée, inquiètude des syndicats étudiants

Des lycéens découvrent les résultats du bac, le 5 juillet 2016 sur l'île de La Réunion

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AFP, publié le mardi 13 juin 2017 à 19h38

Forte hausse du nombre des étudiants et stagnation du budget des universités font craindre aux syndicats étudiants un recours accru au tirage au sort pour réguler les entrées dans certaines facs, et une orientation par défaut pour quantité de jeunes.

L'Unef, une des deux principales organisations étudiantes, a qualifié mardi d'"alarmante" la situation dessinée par les résultats de la première vague de réponses aux voeux des futurs bacheliers sur la plateforme d'orientation post-bac (APB), publiés le 8 juin.

Selon les chiffres du ministère de l'Enseignement supérieur, ont obtenu satisfaction seulement 54% des postulants à une inscription en fac de Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives), 70% en psychologie, 76% en droit et 93% en première années des études communes de médecine (Paces). Tous ces candidats avaient placé ces choix en premier voeu.

Ces quatre filières sont dites sous tension, c'est-à-dire que le nombre de postulants est supérieur aux capacités d'accueil. Cette année, pour la première fois, un millier de jeunes qui avaient choisi la Paces en premier voeu sur la région parisienne ont été placés en liste d'attente à la suite d'un tirage au sort. Le ministère a indiqué vendredi qu'ils obtiendraient finalement une place à l'issue de la deuxième vague de réponses fin juin.

Mais pour la filière Staps, une bonne partie des postulants seront recalés à l'issue du processus, comme c'est d'ailleurs le cas depuis plusieurs années.

Ils devront alors entamer un cursus dans une filière où il y a de la place mais qui ne correspond pas à leurs aspirations. Une orientation par défaut qui conduit souvent à l'échec à la fac.

- 46.000 inscriptions en plus sur APB -

Après la première vague d'affectation des étudiants (il y en aura deux autres, les 26 juin et 14 juillet, suivies de la procédure complémentaire pendant l'été), 169 filières universitaires étaient concernées par le tirage au sort, selon les données du ministère. Elles étaient 78 l'an dernier à la même époque. Et en fin de procédure APB, à l'automne 2016, 3.500 étudiants étaient restés sans affectation. 

La hausse du nombre de lycéens sur les listes d'attente cette année s'explique notamment par 46.000 inscriptions supplémentaires sur APB par rapport à 2016 (soit au total 808.740 candidatures), due à une petite poussée démographique et à la volonté d'un plus grand nombre de lycéens d'entamer des études.

Face à cela, le budget 2017 de l'Enseignement supérieur et de la recherche a été augmenté de 850 millions d'euros, à près de 24 milliards d'euros, après plusieurs années de stagnation. Une augmentation d'un milliard d'euros par an de 2017 à 2020 est par ailleurs prévue dans un Livre blanc présenté début 2017.

La ministre Frédérique Vidal insiste sur "le travail" mis en oeuvre pour diminuer le nombre de filières sous tension. Elle a indiqué peu après sa prise de fonction vouloir mettre fin au tirage au sort à la rentrée 2018.

Comme chaque année, l'Unef met en place un service d'aide et d'informations aux futurs étudiants, avec un numéro vert (0806 079 069) et un site internet actif à partir de mercredi. La Fage, autre syndicat étudiant, a ouvert une adresse de messagerie pour répondre aux questions et aider les étudiants (apb@fage.org).

L'Unef est fermement opposé à l'idée de "prérequis" avant l'entrée dans une filière universitaire, comme évoqué par Emmanuel Macron pendant la campagne, estimant que "prérequis" équivaut à "sélection".

La Fage, premier syndicat étudiant, prône, elle, "un vrai travail sur l'orientation au lycée et un meilleur lien entre le lycée et l'enseignement supérieur". En France, "on ne se pose la question de l'orientation qu'en Terminale, au moment de remplir APB", regrette Jimmy Losfeld, président de la Fage.

 
2 commentaires - Admission post-bac: situation dégradée, inquiètude des syndicats étudiants
  • quand un citoyen "ordinaire" comme moi, lit quelquechose sur "l'enseignement"...il ne comprend rien, et se lasse au bout de quelques minutes!!!...j'ai remarqué que, dans les secteurs "vache-à lait"...;c'etait comme ça!..... dès qu'une langue de bois s'installe dans un "secteur"...c'est que ça va tres mal! .... en politique nous en sommes là aussi!.... on veut se debarrasser de ce "SYSTEME" ...,et que ressort-il des elections?.... un representant encore plus caricatural du "SYSTEME!!!..... qui nous fait croire que la "lassitude" des français a "enfin" trouvé son renovateur...alorsd qu'il aggravera tous les problêmes , qui sont créés volontairement pour les "entretenir"!!!.... il y a de plus en plus de gens inutiles, que l'on CONSIDERE et que l'on REMUNERE infiniment plus que les gens dont on aurait BESOIN!!!......on a besoin de medecins?.... mais quand ils sont en exercice on les enquiquinne à mort avec de la paperasserie ou des humiliations administratives ...pour leur faire comprendre qu'ils sont non seulement AFFILIES aux "touraine" et compagnie, mais qu'ils y sont ASSERVIS corps et âme!..... si un VRAI changement se fait un jour, (mais pas une macronisation!!! qui n'est qu'un camouflage de plus de l'administrativité maladive de la francxe) il se fera aux depends (et ce serait bien normal!!) de cette foule innombrable d'administratifs qui n'engendre que de la COMPLEXITE pire! qui vit de la COMPLEXIFICATION et des MEANDRES NOCIFS qu'ils creent!..... tout le reste est BA RA TIN !!!!.....dans lequel on s'enfonce depuis 40 ans!.....

  • Se pose d'abord la question grave du BAC au rabais: les étudiants sont incapables de s'exprimer en français ! A force de fermer les yeux , on fabrique des aveugles! Et on ouvre la porte au grand n'importe quoi des ministres en charge de la formation des petits français, réformateurs forcenés qui n'améliorent rien depuis les années 80!

    Tout à fait... Pour avoir des statistiques glorieuses, le niveau du bac a été honteusement abaissé. Certains professeurs ont même refusé de corriger les épreuves afin de protester contre la complaisance dont on leur demandait de faire preuve dans leurs corrections. Le résultat, c'est qu'une pléthore de clients ont le sésame pour les études supérieures sans en avoir les réelles capacités. Engorgement à l'entrée et échecs en cours de route en sont le brillant résultat.

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