Admission post-bac : 17.000 bacheliers n'ont pas encore d'affectation

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 Des lycéens consultent les résultats du baccalauréat le 5 juillet 2017 à Cherbourg-Octeville (Manche). Selon Le Parisien, plus de 17.000 bacheliers n\

Des lycéens consultent les résultats du baccalauréat le 5 juillet 2017 à Cherbourg-Octeville (Manche). Selon Le Parisien, plus de 17.000 bacheliers n'ont pas encore d'affectation pour la rentrée.

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© AFP, CHARLY TRIBALLEAU
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Orange avec AFP, publié le mercredi 12 juillet 2017 à 15h33

Plus de 17.000 jeunes titulaires du baccalauréat n'ont pas d'affectation sur la plateforme internet d'admission post-bac (APB). Des chiffres qui indignent les concernés, qui exigent une réforme du système.

Lancé en 2008 dans quelques académies et généralisé à toute la France en 2009, le portail d'admission post-bac permet aux lycéens désireux de poursuivre des études supérieures de postuler à une formation. Selon Le Parisien, 17.000 bacheliers (sur 641.700) sont sur liste d'attente ou n'ont reçu que des refus. Par ailleurs, 117.000 jeunes n'ont pas encore validé leur affectation - ils ont jusqu'au 13 juillet pour se décider.

En cause, la saturation des universités, qui n'arrivent plus à répondre à une demande croissante. Certaines méthodes de recrutement restent cependant obscures, comme en témoigne Roseline, professeure principale d'une classe de terminale S au lycée Jules-Vernes de Cergy (Val-d'Oise) dans les colonnes du Parisien : "Sur 33 élèves, six, dont la meilleure de la classe, n'ont reçu aucune proposition d'admission sur la plate-forme nationale d'orientation des étudiants", indique-t-elle. 

"Un système à bout de souffle"

Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, jugeait, lundi 26 juin sur RTL, que "le système, tel qu'il est organisé actuellement, est (...) à bout de souffle". "Je ne peux pas garantir que chacun trouvera une place dans la filière de son choix", reconnaissait-elle, espérant toutefois qu'on "peut y arriver". "On continue de travailler au cas par cas, université par université, formation par formation", indiquait-elle alors. À noter : le nombre de lycéens sur le carreau n'a pas diminué entre le 2e et le 3e tour. Selon les chiffres communiqués par la ministre, il restait 17.000 étudiants n'ayant pas obtenu leur premier voeu (dans une filière non sélective) le 26 juin, contre 26.000 début juin. 

Le gouvernement envisage une réforme

Après le tirage au sort d'étudiants pour entrer dans certaines facultés (notamment celles de médecine et les filières sportives Staps), la ministre avait déjà donné l'alerte, demandant expressément l'acceptation globale de tous les aspirant médecins. De plus, une campagne d'information a été lancée le 7 juillet pour encourager les bacheliers ayant obtenu satisfaction de libérer leur place sur APB. 

Le gouvernement se penche sur la question d'une réforme du système. Le Premier ministre Édouard Philippe a indiqué le 26 juin que les lycéens désirant entamer des études supérieures se verront proposer "dès la rentrée 2018" des "contrats de réussite étudiante", qui leur indiqueront "les prérequis pour réussir dans la filière visée".

 
15 commentaires - Admission post-bac : 17.000 bacheliers n'ont pas encore d'affectation
  • Le système de l'école en France devient vraiment du grand n'importe quoi......en attente , beaucoup d'entre eux n'auront jamais , faute de place, ce qu'ils souhaitaient et finiront par faire par dépit quelque chose qui ne souhaitaient pas .......

  • Déjà si on redonnait au bac un vrai niveau, il y aurait moins de candidats aux longues études pour lesquelles ils n'ont pas forcément les capacités et les pré-requis ! Trop de bacheliers s'écroulent faute de compétences alors qu'ils trouveraient la réussite dans d'autres domaines! Il faut créer de nouvelles flilières qui correspondent aux demandes des employeurs. Valoriser les études professionnelles, développer l'alternance, les stages, ouvrir les horizons..... On a besoin de gens compétents et on les aurait si on savait proposer autre chose!!!!!

    Le problème c'est que de moins en moins de jeunes sont intéressés par les filières professionnelles car si beaucoup d'entre eux ne sont pas fait pour les grandes études , il y en a encore plus qui ne sont pas fait pour des métiers manuels car trop pénibles.....et dans la mesure ou depuis petits ils n'ont jamais dans notre système éducatif été préparer à l'effort soutenu.......ils préfèrent des filières " plus tranquilles " !!

    C1si  (privé) -

    Quand on redonnera de la valeur à l'ouvrier , on rétablira la juste valeur des choses !!! Il faut que celui qui s'use physiquement ait autant d'importance , sinon plus , que le bureaucrate !! Aujourd'hui le seul argument pour défendre des ouvriers du batiment c'est de leur dire qu'ils pourront faire du travail au noir les week-end !! Mais quand on a un patronnat qui veut tout au rabais eh bien le système ne tient pas la route !!!

    Attention, vous êtes limite en marge de " ce qui est concevable de penser " ! .... Vous voulez la révolution ou quoi ?

  • que faire de tous ces diplômés incapables pour la majorité d'écrire 5 mots sans faute ?

    C1si  (privé) -

    La faute ne vient pas de ces diplômés mais du système mis en place depuis des décennies !! Un système élaboré par les politiciens que nous avons élus !!! NOUS sommes responsables de ces lacunes par les urnes , et il semblerait que nous n'ayons toujours pas compris au regard des dernières élections que les difficultés de la langue française font partie de notre patrimoine et de nos valeurs !!

  • pour faire de la place aux suivant , le bac est distribué pour fluidifier la rotation des classes . posez une simple simplification de fraction a un jeune qui vient d'obtenir son diplôme !!! vous allez être surpris voir choqués .

  • ce système APB est vraiment le bordel ; avant qu'il n'existe cela était beaucoup plus simple ;
    d'autre part, il n'y a pas assez d'écoles post-bac en France, suite au baby-boom des années 2000 : aucune réflexion politique n'a été menée, il y a énormément de jeunes en 2017 à vouloir continuer leurs études post-bac, sans compter qu'on accepte à tour de bras les étudiants étrangers !
    je plains tous ces jeunes qui vont rester sur le carreau, ou entrer dans une école "par défaut", poursuivre des études qui ne leur plaisent pas vraiment, mais parcequ'ils n'ont pas été pris là où ils auraient voulu étudier ;
    il y a vraiment des choses pas normales du tout ! on pourrait au moins pouvoir apprendre le métier qu'on veut exercer !

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