A Toulouse, Mélenchon offre à la foule un "hymne à la liberté"

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Jean-Luc Mélenchon, candidat de "la France insoumise" à la présidentielle, s'adresse à ses partisans, le 16 avril 2017 à Toulouse

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© AFP, Eric CABANIS
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AFP, publié le lundi 17 avril 2017 à 12h21

Présidentielle: Mélenchon prononce un "hymne à la liberté" devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à Toulouse

Accusé de "simplisme" par François Hollande, Jean-Luc Mélenchon a prononcé dimanche un "hymne à la liberté" qui lui a aussi permis de développer le fond de son programme devant plusieurs dizaines de milliers de personnes rassemblées à Toulouse.

Devant quelque 70.000 personnes selon son équipe, le candidat de La France insoumise, désormais coutumier de ces meetings de masse en plein air, a pris une bouffée d'énergie supplémentaire avant "le sprint final" de sept jours qui suit une campagne entamée comme un "marathon" il y a plus d'un an.

Et tandis que François Hollande a estimé qu'il ne représentait pas la gauche de gouvernement, M. Mélenchon a choisi de chanter, "sur un ton posé", les louanges de la liberté. 

On l'accuse "de vouloir attenter aux libertés"? Qu'elles soient sociales, culturelles, intimes ou de conscience, il leur a dédié "un hymne". Leur opposant le libéralisme, "tendance totalitaire profonde", et détaillant des pans entiers de son programme, "L'Avenir en commun".  

Après avoir affirmé dans Le Parisien "Je ne suis pas d'extrême gauche", il a dénoncé "cette réduction de la liberté et de la civilisation humaine" qu'est selon lui le "système" et ce qu'il fait "endurer en ce moment, pour rien sinon pour maintenir la stabilité des comptes bancaires, au peuple grec".

Et critiqué la "normalisation" des goûts qui brime selon lui la liberté des uns et des autres, transformés en un "troupeau de consommateurs".

Pour celui qui a demandé dimanche à ses partisans de se projeter déjà dans "l'élan" du second tour s'il se qualifiait dimanche prochain, "la liberté, ce sera avant toute chose de répondre à la question sociale". 

"Quelle est la liberté des 100.000 familles à qui on coupe l'eau" faute d'argent pour les factures? a-t-il demandé. "Quelle est la liberté de la femme qui élève seule ses enfants" et jongle avec ses horaires de travail ou encore de "celui qui dort et meurt dans la rue"? a-t-il énuméré dans une longue anaphore.

- 'veste électorale cousue-main'-

Au chapitre de la liberté de conscience, le candidat a promis qu'il ferait appliquer une "laïcité stricte", d'abord dans les services publics mais aussi en interdisant aux ministres et préfets d'assister à des manifestations religieuses. 

M. Mélenchon a également consacré un long moment à la liberté de la presse puis à la défense de la recherche fondamentale. "Nous n'avons aucune autre ressource dans ce pays que la matière grise, et c'est tant mieux car nous voici dans l'obligation de nous surpasser", a-t-il expliqué.

Sujet qui lui tient à coeur, il a rappelé qu'il souhaitait inscrire dans la Constitution le droit à l'avortement et celui au suicide assisté.

M. Mélenchon avait-il eu vent des propos tenus dimanche par François Hollande pour qui "il a des facilités qui quelquefois tombent dans le simplisme", avant de faire son discours sur scène ? 

Il n'a en tous cas pas répondu directement au chef de l'Etat. Sauf peut-être en réexpliquant longuement pourquoi il souhaitait que la France, à travers la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe, adhère à l'"Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique". 

"Quitter l'Union européenne pour adhérer à l'Alba? Eh bien non, ce n'est pas le projet", a argumenté le candidat, citant les multiples accords bilatéraux signés par la France avec la Russie, l'Iran ou le Venezuela, dont certains le jugent trop proche.


Il n'a pas manqué d'encourager la foule à clamer régulièrement "dégagez!", devenu slogan de sa campagne. "Cette campagne est devenue (...) une immense mobilisation populaire qui sonne le jour qui commence", a-t-il estimé. 

Alors qu'il continue de progresser dans les sondages, au point que sa qualification pour le second tour est désormais envisagée, M. Mélenchon n'a épargné aucun de ses concurrents. Le candidat de la droite François Fillon a encaissé le plus de coups, le candidat LFI lui promettant "une veste électorale cousue-main" par les Français. 

 
299 commentaires - A Toulouse, Mélenchon offre à la foule un "hymne à la liberté"
  • Antidote1er  (privé) -

    Un hymne à la liberté ? Non, au communisme....

  • Oui il est très dangereux la France devenir plus pourrie

  • Il me fait penser à ce milliardaire rouge qui sévissait dans le sud ouest dans les années 70 ; lui qui n a jamais travaillé , d oû vient toute cette richesse ? Pourquoi ne la redistribue-t-il pas à ses pauvres du parti ?

    Si je me souviens bien, les élus communistes à une époque reversaient leurs revenus d'élus et autres au parti.

    Le milliardaire rouge, Jean-Baptiste Doumeng, n'a jamais été élu, me semble-t-il, mais il aidait alors le parti par des dons.

    Mais c'est vrai qu'étant patron d'une grande entreprise, donc un "affreux capitaliste", ça m'a toujours un peu surpris

  • Monsieur Mélenchon oublit de mentionner dans son discours , qu'elle est la liberté de ceux qui ne font que payer pour tous ceux qui arrivent en France et ont tous les avantages sans jamais avoir travailler

  • c'est un homme très dangereux il est raciste envers les blanc mais c'est trés grave de voir cela a notre époque en plus lui même n'est pas né en france Jean-Luc Mélenchon, né le 19 août 1951 à Tanger (Maroc), est un homme politique français.
    Membre du Parti socialiste (PS) à partir de 1976, il est successivement élu conseiller municipal de Massy en 1983, conseiller général de l'Essonne en 1985 et sénateur du même département en 1986. Il est par ailleurs ministre délégué à l'Enseignement professionnel de 2000 à 2002, auprès du ministre de l'Éducation nationale Jack Lang, dans le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin.

    Il fait partie de l'aile gauche du PS jusqu'au congrès de Reims de 2008, à l'issue duquel il quitte le parti pour fonder le Parti de gauche (PG), dont il devient d'abord président du bureau national, puis, aux côtés de Martine Billard, coprésident, fonction qu'il conserve jusqu'en 2014.

    Sous les couleurs de la coalition du Front de gauche – dont le PG fait partie – il est élu député européen dans la circonscription Sud-Ouest en 2009 et réélu en 2014. Il est candidat de cette coalition à l'élection présidentielle de 2012, où il arrive en quatrième position au premier tour, avec 11,1 % des voix. Il est candidat à l'élection présidentielle de 2017 au nom du mouvement La France insoumise (FI). misérable

    yanke. un hymne à la haine! être né à l'étranger de parents français n'est pas une tare que nous sachions! Etre de gauche n'est pas être un pestiféré!
    La droite ou ceux que nous sommes incapables de situer, ne sont certainement pas plus rassurants.
    En ce qui concerne JL Mélenchon, sa probité n'a jamais été mis en doute! Ce qui n'est pas le cas de tous les autres.

    il est né à Tanger parce que ses parents y travaillaient..Il aurait pu naitre dans n'importe quelle autre colonie de l'époque comme comme beaucoup d'enfants de militaires ou autres.....

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