Transport : 09/07/2012

La création des « zones d'actions prioritaires pour l'air » est retardée

Il s’agissait d’une mesure phare du Grenelle de l’environnement. Mais elle peine à voir le jour : l’instauration des Zapa, « zones d’actions prioritaires pour l’air », prend en effet du retard, les villes candidates à cette expérience de restriction de circulation des véhicules les plus polluants ayant demandé un report. Sans compter l’abandon de Nice…

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La création des « zones d'actions prioritaires pour l'air » est retardée photo : © Bobb Klissourski - Fotolia.com

Les dossiers précisant les modalités de mise en place des « zones d’actions prioritaires pour l’air » devaient être remis par les municipalités au gouvernement le 13 juillet. Mais il n’en sera rien : l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a fait savoir que des délais supplémentaires avaient été demandés. Et pour cause : le projet, qui n’est pour l’instant pas abandonné, se heurte à un problème de taille…

Un enjeu social

Huit grandes agglomérations françaises se sont portées volontaires l’année dernière pour expérimenter durant 3 ans des centres-villes débarrassés des véhicules les plus polluants, à savoir ceux qui rejettent les particules fines en plus grand nombre. Objectifs : améliorer la qualité de l’air des citadins et respecter les normes européennes sur la pollution atmosphérique. Une manière d’éviter les lourdes amendes prévues par l’UE.

Problème : les voitures qui émettent le plus de particules fines sont également les plus anciennes (vieux modèles diesel). Aussi, la mesure pénaliserait inéluctablement les moins aisés. Alors comment faire pour la rendre moins injuste et lui permettre de voir le jour le plus rapidement possible ? Les écologistes réclament l’inclusion des automobiles à essence qui consomment le plus dans le dispositif pour mieux répartir les responsabilités. Peut-être est-ce la solution…

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Nice jette l’éponge

A l’origine, huit villes étaient candidates pour le projet Zapa : Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Aix-en-Provence et Nice. Cette dernière y a cependant renoncé le mois dernier, le maire Christian Estrosi préférant mettre en avant l’installation d’un tramway dans ses rues.

Reste donc sept agglomérations qui doivent définir leur zone d’interdiction de circulation, leurs horaires et périodes, ainsi que leur liste de véhicules à bannir. D’après les premières informations, ceux-ci seront classés en quatre catégories (de A à D, des plus polluants aux plus propres) et devront apposer une pastille distinctive sur le pare-brise. En cas d’infraction, une amende de 68 euros pourrait par ailleurs être dressée.

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