Question d'avenir - 26/07/2012

Les JO les plus écologiques de l'histoire, vous y croyez?

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La construction des infrastructures représentent habituellement la moitié des émissions de CO2 des JO. La construction des infrastructures représentent habituellement la moitié des émissions de CO2 des JO. - © © suzannmeer - Fotolia.com

Les Jeux olympiques de Sydney de 2000 en Australie sont pour le moment considérés comme les plus verts, ceux de Pékin de 2008 en Chine comme parmi les plus polluants. Les organisateurs des JO de Londres qui démarrent vendredi 27 juillet au Royaume-Uni se sont engagés à faire de gros efforts. La capitale anglaise montera-t-elle sur le podium des jeux écolos?

Dès le départ, un cahier des charges a été rédigé par le comité organisateur, en collaboration avec le WWF et la société BioRegional. Il fixait 76 objectifs portant sur les déchets, les émissions de CO2, la gestion de l'eau, les transports... Un premier bilan a été publié le 20 juillet par ces partenaires.

Les organisateurs ont tenu leur pari en matière de construction des infrastructures. Pour le chantier, situé sur une ancienne zone industrielle, deux millions de tonnes de sols ont été dépolluées sur place, et 98% des déchets de démolition ont été réutilisés pour les nouveaux bâtiments.

Le bilan carbone de la construction a été réduit de 24%, alors qu'il représente habituellement la moitié des émissions de CO2 des JO. Le stade olympique pourra être réutilisé: une partie est démontable pour passer de 80.000 à 25.000 places à la fin des Jeux.

9% d'énergies renouvelables
Des associations environnementales comme Les Amis de la Terre reconnaissent les progrès en matière de transport. Aucune place de stationnement supplémentaire n'a été créée pour le public, afin de l'inciter à rejoindre les sites en transport en commun. Des bus fonctionnant en partie à l'électricité seront mis à disposition.

Pour la première fois, l'alimentation est incluse dans la stratégie, se félicitent les auteurs du rapport. McDonald's, fournisseur officiel de ces JO, s'est engagé à servir "de la viande locale et du poisson pêché de façon responsable", et à "recycler son huile de friture en biocarburant". Est prévue également une incitation au tri des déchets.

Le gros point noir signalé dans le rapport d'évaluation est celui de la consommation d'énergie. Seulement 9% proviennent de source renouvelables, contre les 20% originellement prévus. L'éolienne qui devait être construite sur le site n'a finalement pas vu le jour. Enfin, la flamme olympique ne sera pas alimentée par du carburant propre mais brûlera au gaz butane et propane.

Au coeur de la polémique, la tour de 114 mètres de haut "The Orbit", symbole des JO de Londres, qui a nécessité 1500 tonnes d'acier pour sa construction. Elle a été financée à hauteur de 18 millions d'euros par Arcelor Mittal, dont le PDG va porter la flamme olympique. "Une véritable insulte" pour les travailleurs de la sidérurgie de Liège dont il vient de fermer les haut-fourneaux, estiment des syndicats.

Pour un membre du Parti vert du conseil municipal de Londres, la meilleure solution pour organiser des Jeux responsables serait de "faire tourner quatre ou cinq villes qui ont déjà tous les équipements requis".

S.D. (Bazikpress)
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