Toutes les poubelles de rue de Paris devraient d'ici 2014 être équipées de cendriers.
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Jeter son mégot par terre, l'écraser de l'avant de sa chaussure et passer son chemin: un geste tellement banal dans les rues de Paris, notamment aux abords des stations de métro, que l'on en oublierait presque qu'il est passible d'une amende de 35 euros... En théorie tout au moins.
Dans les faits, la plus grande indulgence est pour l'instant de rigueur. Mais la Mairie de Paris envisage la mise en place d'une "campagne de verbalisation". Pas tout de suite, explique-t-elle sur son site Internet, mais une fois que la plupart des poubelles de rue de la ville seront équipées de cendriers.
"Actuellement, sur les 30.000 corbeilles de rues existantes, 2000 sont équipées d'éteignoirs en inox. En 2012, 10.000 à 15.000 corbeilles de plus seront équipées et en 2014, toutes devraient être pourvues d'un éteignoir."
Reste à trouver en quel matériau résistant au feu seront fabriqués ces nouveaux cendriers. Le modèle en inox actuel pose problème car les grilles sont souvent volées pour être revendues.
Une pollution de l'eau
Trente-cinq euros, c'est aussi l'amende que l'on peut vous demander de payer à Paris si vous jetez par terre un papier, une canette, un emballage... Pour rendre les rues plus propres, la Ville avait déjà renforcé ses équipes de verbalisation l'an dernier, mais avait décidé d'attendre quelques mois pour sévir envers ceux qui jettent leurs mégots par terre, jugeant, nous ont expliqué les services de la Mairie, qu'il n'existait pas encore assez de solution pratique dans les rues pour se débarrasser proprement de ses fins de cigarette.
Le nombre de mégots jetés au sol a pourtant augmenté ces dernières années, notamment suite à l'interdiction de fumer dans les lieux publics, entrée en vigueur en 2007 et 2008.
Les mégots ne se contentent pas de souiller les rues, ils polluent l'eau. Ils "posent un gros problème de toxicité, parce que lors du lavage des rues, ils finissent dans les égouts, explique François Dagnaud, adjoint au Maire de Paris. A ce moment là, les nombreuses substances chimiques qu'ils contiennent se dégradent très lentement, s'amassent, forment des bouchons et finissent par polluer durablement l'eau."
Vous, qu'en pensez-vous?
Aurélie Blondel (Bazikpress)