A 16H05 (15H05 GMT), le CAC 40 gagnait 5,10 points à 3.378,24 points, dans un volume d'échanges de 1,383 milliard d'euros.
Après une ouverture au-dessus des 3.400 points, le marché parisien a faibli dans l'après-midi en dépit d'un début de séance en hausse à Wall Street.
Les investisseurs se montraient prudemment rassurés par le vote dimanche au Parlement grec en faveur du programme économique d'austérité, indispensable pour permettre le déblocage d'un prêt européen de 130 milliards d'euros.
Cette aide doit permettre à la Grèce d'éviter un défaut de paiement au moment de rembourser en mars 14,5 milliards d'euros tandis que des élections législatives anticipées auront lieu "en avril", a annoncé lundi le porte-parole du gouvernement grec Pantelis Kapsis.
à lire aussi
- dans actualité :
-
Marchés
Wall Street ouvre en hausse, le marché salue le plan d'austérité en Grèce -
Bourse
La France lève l'interdiction des ventes à découvert
"La sortie de crise semble très éloignée. Les plans précédents n?ont abouti qu?à une contraction de l?activité sans permettre une baisse du déficit public", expliquent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC, convaincus par ailleurs que la Grèce obtiendra la nouvelle aide européenne.
Les marchés se préparaient à la réunion des ministres des Finances européens mercredi, qui doit encore valider le plan d'aide et en dire plus sur les négociations avec les créanciers privés.
En outre, "cette semaine, les publications en Europe seront plus nombreuses et, après des chiffres de l'emploi positifs, l'économie américaine devra encore convaincre sur sa capacité à croître malgré un environnement international moins favorable", expliquent les économistes du courtier Aurel BGC.
Les valeurs bancaires étaient en nette baisse et tiraient le marché vers le bas, à l'image de BNP Paribas (-2,40% à 34,21 euros), Crédit Agricole (-3,32% à 5,15 euros) et Société Générale (-2,58% à 22,65 euros).
L'Autorité des marchés financiers (AMF) a mis fin à l'interdiction des ventes à découvert sur dix grandes valeurs financières, mettant ainsi un terme à une mesure prise en août pour contrer la spéculation.
Areva (+3,80% à 19,10 euros) et EDF (+2,56% à 18,44 euros) progressaient après avoir trouvé un accord sur les modalités de fourniture d'uranium au producteur d'électricité portant sur la période 2014-2030 afin d'assurer la sécurité d'approvisionnement du parc nucléaire français.
France Télécom grignotait 0,44% à 11,30 euros. Le français et l'égyptien Orascom ont signé un protocole d'accord "non-engageant" par lequel ils "envisagent la cession anticipée" par le groupe égyptien à France Télécom de la plupart de ses actions dans leur filiale commune ECMS.
Alcatel-Lucent lâchait 1,84% à 1,65 euro sous le coup d'un abaissement de recommandation de "conserver à "vendre" par Société Générale et après avoir bondi vendredi dans la foulée de ses résultats pour 2011.
Rexel prenait 2,33% à 15,83 euros après avoir vu la recommandation sur son titre relevée à "surpondérer", contre "neutre" auparavant, par JPMorgan Cazenove.
Enfin, Nexans gagnait 1,35% à 51,71 euros après l'acquistion de la société américaine AmerCable Holdings pour 275 millions de dollars (211 millions d'euros), spécialisée dans les câbles pour les équipements miniers, le secteur du pétrole et du gaz.
(CAC 40)Euronext

