avis d'expert

Dominique Paillé

(porte-parole de l'UMP)

"Un certain nombre de médias et de responsables politiques de l'opposition se sont focalisés sur des questions qui ne représentent que très peu d'interventions de la part de nos concitoyens dans ce débat, à savoir l'immigration et l'islam. Or, l'identité nationale, c'est autre chose. C'est déterminer comment on peut bâtir un avenir pour l'ensemble des Français, faire perdurer le système qui est le nôtre, extrêmement protecteur, en matière de santé, de retraite, et sur l'exception que nous représentons en matière culturelle. Et bien d'autres enjeux de cette nature. A l'heure actuelle, il faut trois choses: que le débat ne soit pas cantonné aux préfectures. Des intellectuels, quelque soit leur pensée, doivent s'en emparer et des politiques doivent aller au devant des citoyens pour discuter de ces questions. Deuxièmement, que le président de la République – cela est prévu pour le mois de février – intervienne. Il est l'arbitre du débat et peut mettre l'accent sur un certain nombre d'orientations. En troisième lieu, il faut que toutes les bonnes idées émises puissent se traduire dans les faits. Par exemple, comment peut-on aider à l'intégration des Français qui se sentent exclus ? Comment renforcer la laïcité dans l'ensemble de notre fonctionnement ? Comment veiller à ce que chacun puisse dans le cadre de la sphère privée pratiquer sa religion ? Il faut faire comprendre aux Français que cet échange n'est pas vain mais qu'il se traduira par des décisions concrètes. Ce débat a été lancé par le ministère de l'Identité nationale et c'était son rôle. On peut simplement regretter qu'on ait attendu deux ans et demi après sa mise en place pour lancer un tel débat. Je crois que ceux qui ne voulaient pas débattre de l'identité nationale – alors que ça correspond à une aspiration d'une très grande majorité de Français – avaient peur d'affronter un certain nombre de réalités. Or ce sont des questions que se posent les Français et auxquelles il faut apporter des réponses. Ceux qui l'ont fait déraper sur la seule immigration ne voulaient pas que le débat se poursuivre, ni que le gouvernement prenne des mesures positives pour répondre aux préoccupations des Français. Ils en portent une lourde responsabilité. On est toujours à quelques mois d'élections dans ce pays, c'est le propre de la démocratie. Ce débat correspond à un engagement du président de la République. Mais, à aucun moment, il n'y a eu une préoccupation électorale derrière ce sujet. Il a été engagé car, par rapport aux fondamentaux auxquels nous nous référons qui datent du début du XXe siècle, il y a eu des évolutions dont il faut tenir compte. Eric Besson a annoncé que le débat continuerait jusqu'à au moins fin 2010. Je prends le pari qu'un certain nombre des mesures prises à l'issue de ce débat continueront à être complétées et que, sans doute, les programmes électoraux pour 2012, de la majorité comme de l'opposition, y feront référence."

Que pensez-vous de la polémique sur le débat sur l'identité nationale ? participer au débat
Benoit Hamon (porte-parole du PS)

© Reuters

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Vos réactions

ben oui 500 E de salaire en tant que salarié des assoc c'est plus que maigres mais les asso sont tellement habituées à avoir de l main d'oeuvre...
par martina sur "celestemma"