Principaux concernés, les Français n'ont pas tardé, non plus, à travers des sondages à exprimer leur opinion sur ce qu'est leur "identité". Mais au fil des semaines, leur positionnement sur la nécessité d'un tel débat semble avoir évolué. Le 1er novembre dernier – soit juste avant l'ouverture du site pour le débat public –, 60% des personnes estimaient que l'organisation d'échanges autour du thème de l'identité nationale était une "bonne chose", dans un sondage CSA pour Le Parisien. Interrogés sur l'importance des symboles de la République, ils plébiscitaient la langue française (80%), devant la République (64%) et le drapeau tricolore (63%). A la même période, une autre enquête, pour Ouest-France cette fois, confirmait l'intérêt des Français pour ces symboles: 77% étaient ainsi favorables à l'apprentissage de La Marseillaise à l'école. Mais la polémique semble s'être au fur et à mesure emparée de l'opinion publique. D'après un sondage CSA publié le 21 novembre par Le Parisien, à la question "Que pensez-vous de la manière dont se déroule le débat [sur l'identité nationale] en France ?", 50% des sondés se déclaraient "pas satisfait" contre seulement 25% de "satisfait". Par ailleurs, une grande partie d'entre eux exigeaient l'arrêt (29%) ou la suspension (21%) du débat.
Une promesse électorale