L'avocat des parents de l'enfant retrouvé mort le 16 octobre 1984, Me Thierry Moser, a révélé ce lundi 07 décembre que l'une des quatre lettres envoyées par un «corbeau» à la famille Villemin avant et après l'assassinat de leur fils, et récemment soumises à expertises, présentait un mélange de trois ADN. Ces empreintes génétiques ont été retrouvées sur le rabat intérieur de la lettre de revendication du meurtre du petit garçon, datée du jour de sa mort. Le laboratoire «Biomnis indique avoir décelé trois ADN, dont un féminin majoritaire, avec exclusion totale et sans ambiguïté de Christine Villemin», a précisé Me Thierry Moser, à l'Associted Press. Dès le départ, les experts ont prévenu que les chances de déterminer le ou les responsables du crime étaient minces. Ils s'attendaient justement à ce que les indices, manipulés de nombreuses fois et sans précaution, ne dévoilent qu'un mélange de profils ADN indéchiffrable. Reste que ces mystérieuses lettres sont toujours la principale pièce à conviction, et pratiquement le seul espoir de découvrir un jour qui a tué le petite Grégory Villemin.