Au printemps 2004, Jonathan Coulom, âgé de 11 ans et originaire du Cher, quitte sa famille pour la première fois. En CM2, l'enfant se rend en classe de mer à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique). Mais le 7 avril 2004 au petit matin, Jonathan manque à l'appel. Il a disparu dans la nuit, pieds nus et vêtu d'un simple pyjama. Quelques jours plus tard, le 19 mai, son cadavre est repêché, ligoté et lesté d'un parpaing, dans un étang proche de Guérande, à 25 km environ du lieu de sa disparition. Le corps ne présente pas de trace de coups, ni de violence sexuelle. L'affaire montrera que l'enfant aurait été séquestré un mois dans la région avant d'être tué par suffocation aux alentours du 7 mai et immergé dans l'étang. La principale piste des enquêteurs se résume à de l'ADN provenant d'une petite tache de sang retrouvée sur le lit de Jonathan au centre d'hébergement. Toujours à la recherche du propriétaire de cet ADN, la justice reste prudente sur la possibilité qu'il s'agisse du meurtrier. Depuis, plusieurs pistes ont été étudiées notamment vers l'Allemagne. Celle de Marc Hoffman, un chômeur allemand, qui a reconnu avoir assassiné une fillette et un garçon de 8 ans, ne convainc pas les enquêteurs. Les policiers allemands s'intéressent à l'affaire Jonathan car ils enquêtent sur les meurtres de quatre garçons disparus alors qu'ils séjournaient eux aussi dans des colonies de vacances. Sans succès. En 2008, un site internet est lancé afin de faire avancer l'enquête. Des « renseignements d'intérêts » ont été récoltés et « près de 5 000 » prélèvements d'ADN ont été réalisés. Mais, plus de cinq ans après la mort de Jonathan, l'affaire n'est toujours pas élucidée.
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