
" Je pense qu'Obama a maintenu son premier atout, la confiance personnelle qu'il inspire. Il est toujours considéré comme quelqu'un de profondément intelligent. Pourtant, sa première année de présidence a été très difficile. Il a hérité d'une situation extérieure très compliquée avec deux guerres à terminer, et le combat politique intérieur est d'une extrême brutalité. La suite va dépendre de sa réforme de la santé. Si elle passe, il retrouvera beaucoup de capital et d'autorité politique car c'est une mesure phare. Ce sera de l'oxygène pour le reste de son mandat. Par contre, s'il échoue sur cette mesure essentielle, il aura des difficultés à rassembler sur des chantiers comme l'énergie et le climat. Aujourd'hui, je suis frappée par les limites du pouvoir d'Obama, l'homme le plus puissant du monde n'est pas tout puissant. En Afghanistan, il est toujours à la recherche d'une stratégie. Un cadre général a été proposé mais, à l'évidence, il n'y a pas eu de réelle évolution. Il est ligoté dans une guerre qu'il a soutenue, dont il continue à penser qu'elle est nécessaire. En même temps, tout le monde a en tête le syndrome du Vietnam. Comme Bush en Irak, Obama risque d'être le président de la guerre en Afghanistan. Il a changé l'image des Etats-Unis mais pas la situation dans le monde. "