
" Depuis l'élection d'Obama, un brouillard de gêne s'est dissipé chez ceux qui entendaient les mensonges démagogiques de George W. Bush comme autant d'outrages à la démocratie. Aujourd'hui, nous vivons au jour le jour dans le trouble d'une crise économique, mais ceux qui continuent de croire que le cynisme n'est pas la seule issue se réjouissent de l'arrivée au pouvoir de Barack Obama. Il est la figure de proue d'un gros paquebot qui traverse une vague de chômage épouvantable au milieu des turbulences d'une économie agitée. S'il veut garder le cap, le capitaine doit aussi éviter les récifs incarnés par ceux qui voudraient bien le voir sombrer. Néanmoins, ses prises de positions sociales et son ouverture d'esprit ont donné le sentiment à ceux qui l'avaient élu qu'il restait fidèle à ses convictions. Ses discours ont redonné confiance, Obama porte la conviction d'un possible au pluriel, il n'a pas dit " JE " mais " Yes WE can ". Nous savons qu'il travaille beaucoup, il est présent au quotidien et va dans la direction qu'il s'est fixée. Quand on sème il faut laisser la plante pousser... Au niveau international, aussi bien face à l'Iran que face à Israël, l'intelligence et la clairvoyance de ses propos ont autorisé les pays à admettre l'idée que l'Amérique avait retrouvé une place d'interlocuteur incontournable. La joie provoquée par son élection n'est pas retombée. L'élégance de ce couple inspire le respect. Il a effacé le complexe d'infériorité qui tétanisait les minorités, en donnant le sentiment que les gens ne sont pas jugés sur leur état d'être mais sur leur mérite. "