A la tête d'un pays qui se place parmi les plus pollueurs au monde, Barack Obama a fait de l'environnement l'un des grands chantiers de son mandat en nommant, quelques jours après son arrivée à la Maison Blanche, un " Monsieur réchauffement climatique " en la personne de Todd Stern. La Chambre des représentants a voté en juin un projet de loi qui table sur une diminution de 17% des émissions. Depuis, des discussions ont été ouvertes au Sénat pour réduire les gaz à effet de serre de 20% d'ici à 2020. Un objectif bien inférieur à l'engagement des pays européens. En septembre, lors d'une semaine consacrée au climat organisée par le secrétaire général des Nations Unies, Barack Obama a plaidé pour une action " audacieuse " sous peine de " catastrophe irréversible ". Réaffirmant la responsabilité des pays riches à montrer l'exemple, il a également pressé les nations émergentes telles que la Chine ou l'Inde à " faire leur part " du travail contre le réchauffement climatique en adoptant des " mesures vigoureuses ". Rendez-vous est pris en décembre à Copenhague où se tiendra le sommet sur le climat. Une convention devra être adoptée et prendre la suite du protocole de Kyoto qui arrive à échéance fin 2012, si un compromis est trouvé avec les Etats-Unis sur les objectifs à fixer.
La santé, le grand chantier d'Obama