" Depuis cent ans, maints présidents ont tenté de réformer la santé... Mais je suis résolu à être le dernier! ". Barack Obama joue son avenir politique sur ce projet qui divise l'Amérique. L'idée est de permettre aux 46 millions de personnes qui ne sont pas assurés de bénéficier d'une couverture médicale et d'empêcher les compagnies d'assurance privées d'imposer des conditions préalables à la fourniture d'une assurance-maladie. Dans les coulisses du congrès, les lobbyistes ont dépensé 25 millions d'euros pour convaincre les élus de s'opposer à la réforme. La question du financement, dont le coût est évalué à 829 milliards de dollars sur les dix premières années, est largement critiquée. En période de crise, les citoyens s'inquiètent de voir la dette nationale augmenter et mettre en danger l'économie future du pays. Le 12 septembre, des milliers de manifestants ont défilé à Washington pour dénoncer ce projet de réforme du système de santé. " Je ne signerai pas un projet de loi qui ajoute le moindre centime à notre déficit ", a insisté Barack Obama précisant que des économies seraient réalisées dans des programmes tels que Medicaid et Medicare. Si le chemin à parcourir reste long, la réforme vient de franchir une étape avec l'approbation de la commission des Finances du Sénat. Le président américain souhaite régler ce dossier, grand chantier de son mandat, avant la fin de l'année.
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