C'est à Pittsburg, en Pennsylvanie, que Barack Obama a accueilli ses hôtes les 24 et 25 septembre derniers pour un G20 destiné à organiser la régulation des rémunérations dans le système bancaire. Un an après la chute de Lehman Brothers à l'origine du séisme financier, les dirigeants de l'UE comptaient pousser le président américain à s'opposer aux larges bonus versés par les banques aux traders. Mais fort de ses déclarations précédentes, Obama s'est prononcé contre un plafonnement rappelant qu'aux Etats-Unis, les pouvoirs publics n'avaient pas leur mot à dire sur les rémunérations versées par le secteur privé. Un compromis a finalement été trouvé : les bonus ne seront pas plafonnés mais encadrés, les rémunérations seront liées aux performances à long terme et non à la prise de risque éphémère. Lors de ce sommet, le président américain a, une fois de plus, pris de la distance avec ces prédécesseurs. Il a reconnu que les Etats-Unis avaient " trop consommé et pas assez économisé ", précisant qu'il fallait " en finir avec ce genre de facilités ". Volant la vedette à la question de la réforme du système financier international, l'Iran s'est imposé au centre des discussions du G20. Pourtant favorable à l'ouverture de relations diplomatiques, Barack Obama a averti fermement la République Islamique affirmant qu'elle devait prendre des décisions pour " montrer ses intentions pacifiques ou rendre des comptes. "
Face à la crise