
"Le ministre [Luc Chatel] a proposé un plan antigrippe sans connaître la situation dans les écoles, ni même consulter les personnels de l'Education. Il veut fermer les classes dans lesquelles trois élèves seront touchés par le virus. Mais ça ne répond pas au problème: au collège et au lycée, les élèves sont dispatchés entre plusieurs classes (notamment pour les cours d'éducation physique ou de langues). Sans compter les espaces communs comme la cantine ou la cour de récréation. Si fermeture il y a, c'est l'ensemble de l'établissement qui doit être concerné. Par ailleurs, le plan de Luc Chatel fait l'impasse sur l'insuffisance du personnel médical dans les écoles. Aujourd'hui, il n'y a qu'une infirmière pour deux à trois collèges-lycées; un médecin pour 18 000 enseignants. Cette carence est sans doute due aux conditions de travail, qui ne sont pas attractives. Pourtant, infirmiers et médecins devront effectuer un travail de prévention et de soins de premier plan. Un rôle qu'ils ne pourront pas tout à fait accomplir au vu de leur nombre restreint."