
"La première phase de l'élaboration d'un plan de pandémie consiste à évaluer le niveau de risque de l'entreprise. La préparation varie d'une entreprise à l'autre, entre les pays, entre les régions, par spécialisation, sans aucune uniformisation. D'une manière générale, les sociétés multinationales investissement pour le bien-être des collaborateurs alors que les petites entreprises auraient plutôt tendance à négliger la prévention ou à en limiter le budget. Certains patrons ont compris qu'une interruption d'activités peut être fatale à l'entreprise, d'autres ne réalisent pas le danger et refusent toute préparation. La sur-médiatisation de la pandémie actuelle rend une information uniforme et de qualité difficile. De plus, l'incertitude devant l'avenir de la souche grippale A-H1N1 et ses options d'évolution diamétralement opposées (le virus peut être plus virulent, s'affaiblir ou stagner) compliquent les messages. Pour chaque cas de figure, l'information et la prévention diffèrent, certains gouvernements optent pour le scénario catastrophe au risque de se faire critiquer. Les employeurs, tout comme la population, se perdent devant tant d'incertitudes et d'options. C'est là qu'interviennent les cabinets d'experts, qui accompagnent les entreprises dans la conception de leur plan de pandémie."