
Force est de constater que pour la plupart des gens, la lecture nécessite d'avoir un peu de temps, et donc l'été, il y a incontestablement une inclinaison plus forte à la lecture qu'à d'autres moments de l'année. Ce sont des moments de pause, où l'on est moins stressé, moins sur la brèche. On a tendance à assimiler les livres pour l'été à des livres faciles, et d'ailleurs, à la couverture de certains bouquins, on se dit que la lecture sera facile. Et puis finalement, tout cela n'est pas toujours vrai. Un bouquin facile, dans le sens péjoratif du terme, vous avez l'impression qu'il se lit vite, parce que vous n'êtes pas vraiment dedans. Cela dit, ça fait du bien de temps en temps de livre un tel livre, et je dirais même que ça ne peut pas faire de mal. Mais un bon livre, vous le lisez tout aussi bien. Alors évidemment sur la plage, avec le bruit, le souci de bronzer, les gens ont tendance à préférer un livre qui, comme on dit, ne prend pas la tête. Aujourd'hui, on ne peut pas dire que la lecture ait le vent en poupe. A partir de là , chaque éditeur essaye de s'en sortir au mieux. Est-ce qu'il vaut mieux vendre 5 livres qui tirent à 100 000 exemplaires, ou 500 livres qui tirent à 1000 exemplaires? C'est un débat qui reste ouvert.