Le format Poche est la grande star de l'été littéraire, et ce pour plusieurs raisons. D'abord, et ce n'est pas négligeable en ces temps de crise, il coûte moins cher. Ensuite, il reprend des titres ayant au moins un an d'existence. Les lecteurs ont ainsi pu se forger une solide opinion en se basant sur les critiques ou le bouche-à -oreilles. Ces mêmes lecteurs ont également moins de scrupules à prendre moins soin des livres de poche, voire à les abandonner sur leurs lieux de vacances. Les maisons d'édition, qui parlent de " Poche été ", ont bien appréhendé tous ces atouts, et elles n'hésitent pas à ressortir leur grand succès et à multiplier les publicités et autres promotions. Il faut dire que l'enjeu est de taille, puisque les éditeurs vendent selon l'Institut GFK 28% de leurs romans en poche durant les deux mois d'été. Et ça marche: sur les cinq livres les plus vendus du 22 au 28 juin, quatre étaient des petits formats. Seul l'indéboulonnable Marc Levy parvenait à se faire une place de choix en format classique. La première.
Le Top 10 du premier semestre 2009