A l'approche de l'été, certaines maisons d'édition tentent des coups, en surfant sur l'actualité la plupart du temps. Les risques sont bien souvent calculés. Pour Grasset, sortir l'autobiographie de Laurent Fignon (Nous étions jeunes et insouciants) deux semaines avant le départ du Tour de France, n'a par exemple rien d'une coïncidence. L'ouvrage, précédé d'une importante promotion, pointait d'ailleurs en tête des ventes dans la catégorie Essais lors de la dernière semaine de juin. Paradoxalement, la crise fait également vendre. Lettre ouverte aux bandits de la finance (Jean Montaldo, Ed. Albin Michel) et Confessions d'un banquier pourri (Crésus, Ed. Fayard), se vendent ainsi très bien. Enfin, la mode des cahiers de vacances pour adultes, amorcée l'été dernier, ne se dément pas.
Les surprises