
" Notre association cherche à tout prix à ce que la règle, le code, soit pleinement accepté par tous. La décision du Conseil d'Etat de rétablir le permis blanc concerne une large partie des conducteurs, les professionnels de la route. Il n'était pas logique, dans le contexte de crise actuel, de les priver mécaniquement de leur permis. L'envolée des outils de contrôles [les radars] et le nombre de points retirés qui entraînera une invalidation massive des permis de conduire ne sont pas cohérents. A force de se placer du côté des victimes de la route, les citoyens français deviennent inégaux devant la justice. Et il est d'autant plus difficile pour une machine de distinguer si la faute d'un automobiliste était volontaire ou due à une inattention passagère. Pour cette raison, nous proposons depuis trois ans que les petits excès de vitesse ne soient pas réprimés par des retraits de points. (...) Nous sommes demandeurs d'être impliqués, nous, associations de conducteurs, dans la sécurité routière. Car, aujourd'hui, l'administration française ne communique que sur ce qui l'arrange. Ceci dit, nous ne voulons pas remettre en cause la hiérarchie. Pour arriver à un consensus entre conducteurs, victimes de la route, policiers et fonctionnaires, il faut en effet que l'Etat se recrédibilise, quitte à réformer la règle. "