
" La meilleure façon de lutter contre l'insécurité routière passe par l'Education. Il faut éduquer le piéton autant que l'automobiliste. Mais ce n'est pas le chemin qu'on prend. Comment expliquer à un jeune qui conduit sans permis ni code son scooter qu'il doit respecter une réglementation confuse et complexe au volant de sa voiture? (...) Aujourd'hui, les gens, qui culpabilisent dès qu'ils prennent le volant, ne conduisent plus, par peur de la sanction. Car il est impossible de respecter un code vieillissant, en total décalage avec la réalité de nos routes et véhicules. Résultat: à force de vouloir punir les 5% de conducteurs délinquants, qui se comportent mal autant au volant que dans la rue, 95% du reste de la population est victime d'un système répressif à tort. Cette justice mécanisée est une injustice. Je ne vois pas comment dans une société démocratique, on peut retirer le droit de mobilité à quelqu'un. Derrière les chiffres de la sécurité routière, on casse des vies. Le droit à la mobilité est pourtant constitutionnel, et permet de faire tourner l'économie. Une société immobile est morte. Il faut que l'administration reprenne du bon sens, et pour cela, notre voisin allemand constitue un bon exemple. Car en Allemagne, la sécurité routière est dépolitisée. Il n'y a ni fonctionnaires, ni magistrats, contraints à obtenir des résultats statistiques, en décalage avec la réalité de nos routes. C'est sans doute ça notre vrai problème: nos responsables politiques ont placé la France en plein délire paranoïaque. "