
" A la lumière de l'expérience que j'ai vécue, je conseillerais de voter pour des listes comprenant des personnes dont on sait qu'elles viendront et qu'elles auront à coeur de porter haut les couleurs de la France. Quelle que soit la liste d'ailleurs -hormis bien sûr les souverainistes-, car il arrive souvent qu'au sein de l'hémicycle, les députés français de l'UMP, du PS et des Verts se retrouvent côte à côte. C'est obligatoire et inhérent aux spécificités de notre parlement. D'abord parce qu'à 80% les textes que l'on étudie ne sont pas politiques, ils n'appellent pas à des clivages droite-gauche, mais plus à des divergences d'intérêt entre nationalités. En outre, pour que le Conseil de l'Europe soit obligé de prendre en compte les amendements du parlement, il faut que ces amendements soient votés à la majorité absolue des membres du parlement. Donc 393 députés au moins doivent le voter. C'est exigeant et cela nous condamne à trouver, entre les deux grands groupes notamment, des compromis. "