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| Martine Aubry va appliquer le programme de rénovation du PS, qui interdit le cumul des mandats.
- © AFP (Philippe Huguen) |
Appelés à s'exprimer sur la rénovation de leur parti, les militants socialiste ont majoritairement voté pour pour un programme qui prévoit le non-cumul des mandats électifs. Le sujet revient régulièrement dans le débat politique, et l'unanimité est loin d'être à l'ordre du jour dans la classe politique, à gauche comme à droite.
Parmi les premières réactions à ce vote des militants, il y a celle de François Hollande, ancien premier secrétaire du PS qui explique que le non-cumul doit être appliqué "avec intelligence" et que cette règle ne sera pas appliquée aux régionales de 2010.
Si les militants se sont prononcés à 70 % contre le cumul des mandats, du côté des élus, les premières voix dissidentes n'ont pas tardé à se faire entendre. Certains ténors comme Martine Aubry, Bertrand Delanoë ou Ségolène Royal ont décidé de s'appliquer à eux-mêmes cette règle, sans attendre qu'elle devienne obligatoire. Mais d'autres traînent les pieds, comme Arnaud Montebourg.
Cumul des indemnités
Parmi les élus de gauche hostiles à cette mesure, René Dosière, député apparenté PS, propose sur le site Rue 89 un non-cumul des indemnités, argumentant que le problème n'est pas celui des mandats, mais de l'argent... Mais il ajoute que la mise en application d'une telle mesure serait de toute façon délicate: "L'appliquer unilatéralement aux candidats PS reviendrait à favoriser la droite, ce qui serait suicidaire pour le PS", explique le député.
A droite justement, Xavier Bertrand a imposé aux ministres candidats de quitter leur poste au gouvernement en cas de victoire aux régionales. On se rappelle du cas de Brice Hortefeux élu malgré lui lors des Européennes et qui n'avait nullement prévu de quitter son ministère.
Outre la question de l'argent, c'est celle de l'engagement des élus qui est en cause: un député peut-il se consacrer totalement à son mandat s'il est en même temps conseil général? Ou au contraire un élu local qui siège au Parlement a-t-il plus de pouvoir pour faire entendre la voix de ses administrés?
Vous, que pensez-vous de cette mesure ? Va-t-elle vers une modernisation de la vie politique? Son impact est-il positif? Pensez-vous que cette mesure est applicable?
Elodie Mandel (Bazikpress)